Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, j'ai fait le ménage à coup de suppressions intempestives. J'avais jadis mis en ligne une histoire intitulée "Projet ESV". Si vous souhaitez en connaitre la suite, envoyez-moi un mail à l'adresse suivante : cryosat@hotmail.fr. Je vous l'enverrez avec plaisir.
Voici, pour ceux qui n'en auraient pas eu vent, le premier chapitre comme avant-goût :
I
Sept heures. Le réveil sonne. C'était un mercredi matin. « J'ai dû oublier de couper la sonnerie » marmonna Jean en bougonnant. Cela ne l'empêcha pas de se lever. Tout semblait dormir dans la maison. Sa mère n'a pas été réveillée par la sonnerie. Jean prépara son petit-déjeuner et sortit prendre l'air. Le soleil était déjà levé par cette belle matinée de printemps. Tout était encore calme ce matin à Strasbourg. La seule circulation routière était celle de personnes travaillant tôt le mercredi matin. Comme Jean n'aimait pas trop cette agitation qui n'en était pas vraiment une cependant, il prit la direction de la forêt du Neuhof.
Perdu dans ses pensées, Jean arpentait les sentiers forestiers sans réellement savoir où il allait. Jean était un jeune garçon âgé de dix-sept ans assoiffé d'aventures qui recherchait souvent la solitude, ce qui l'a un peu renfermé sur lui-même et rendu rêveur. Les sportifs qui faisaient leur petit footing matinal s'écartaient en voyant ce personnage gigantesque à la taille d'un basketteur, mais au fond, Jean était un c½ur tendre.
Au bout de mille quatre cent quatre-vingt-neuf mètres (nous savons que vous aimez la précision), il découvrit un étrange scintillement dans les fourrés, assez distant du sentier. « C'est probablement un emballage de chewing-gum en alu que quelqu'un a du jeter là, histoire de polluer un peu » se dit-il. Mais en y réfléchissant, ce truc avait l'air d'avoir une taille assez imposante. Jean se décida donc à aller voir. Une fois arrivé sur place, il découvrit une trappe étrange paraissant assez lourde à première vue, mais lorsqu'il essaya de l'ouvrir, elle était toute légère. À peine l'avait-il entrebâillée qu'il fut stoppé net dans son entreprise : la porte était cadenassée. À moins d'un mètre de là, il découvrit non pas une cisaille, mais ce qui semblait être un journal de bord. Il était vieux et jauni par le temps. Sur la première de couverture était inscrit :
Rapport d'étude projet E.S.V., Pr. Schmütz, 1993.
« Ce journal est vieux de plus de treize ans, c'est vraiment bizarre que personne ne l'ait trouvé avant moi » pensa Jean, « je vais l'emmener, je serais plus à l'aise à la maison pour lire ça, et puis, j'en profiterais pour ramener de quoi me débarrasser de ce cadenas ». Il empocha le manuscrit et poursuivit sa promenade jusqu'à huit heures du matin.
Rentré dans sa chambre, Jean referma la porte et se mit à réviser pour son interrogation de chimie qu'il aurait demain matin, ayant complètement oublié l'intrigant carnet en raison de sa peur de la mauvaise note. Lorsqu'il révisait, rien ne pouvait le distraire, pas même la fin du monde. À onze heures et quart, après trois heures de révisions acharnées, après qu'il eut jugé avoir assez travaillé, il rangea son classeur dans son sac. On ne peut pas dire que Jean, qui est en classe de première, avait de mauvais résultats ; ses notes n'allaient jamais au-delà de quinze, mais elles ne descendaient jamais non plus en dessous de dix. Ses résultats sont « comme qui dirait corrects », comme disait souvent feu son père.
Jean s'allongea sur son lit, mais quelque chose lui fit mal, quelque chose qui était dans sa poche. Il y farfouilla et découvrit l'ouvrage du Pr. Schmütz. Il l'avait complètement oublié. Comme il le tenait entre ses mains, il remarqua qu'il n'était pas très long à lire, et toutes les pages n'étaient certainement pas utilisées. Il s'apprêta à l'ouvrir, lorsque sa mère l'appela pour le déjeuner. Il déposa l'ouvrage sur son bureau et descendit dans la salle à manger.
L'après-midi, il alla au skatepark dans le quartier de Cronenbourg pour faire de la planche à roulettes jusqu'au soir dans les half-pipe. En rentrant, il se coucha immédiatement après le dîner, car il voulait être au top pour l'interrogation de demain. Jean oublia donc sa découverte pour toute cette fin de journée.
27 chapitres pour l'instant... Et la rédaction s'améliore au fur et à mesure de la rédaction ! ;)